Ce que fait ce site
Une fois par jour, un programme interroge des sources publiques françaises, enregistre les relevés, et met en avant celui qui s'écarte le plus de sa normale de saison. Personne ne choisit le sujet du jour : c'est un classement, pas une rédaction.
Aucun texte n'est écrit par un modèle de langage. La phrase de l'ours est choisie dans une liste fixe, en fonction de la tranche dans laquelle tombe le relevé. Elle ne contient jamais de chiffre : tous les nombres affichés viennent d'une source.
Les sources
Cours d'eau à sec
Tous les cours d'eau du réseau ONDE en France, agrégés au niveau national sur la campagne mensuelle. La collecte est rejetée en bloc sous 1 relevé exploitable.
Restrictions d'eau en vigueur
7 communes suivies : Lille, Montauban, Strasbourg, Montpellier, Lyon, Marseille, Paris. La collecte est rejetée en bloc sous 4 relevés exploitables.
Niveau des nappes phréatiques
3 piézomètres de référence : Lille (relevés depuis 1899), Saint-Porquier (1959), Rossfeld (1955). La collecte est rejetée en bloc sous 2 relevés exploitables.
Hub'Eau (BRGM) et VigiEau sont sous Licence Ouverte 2.0, qui autorise la réutilisation à condition de citer la source. C'est fait sur chaque page, et chaque chiffre porte un lien vers la donnée brute.
Les cours d'eau à sec
Des observateurs de l'Office français de la biodiversité parcourent chaque mois les mêmes petits cours d'eau et notent l'un de cinq états, dont l'assec. Le chiffre publié ici est la part de ceux observés à sec sur la campagne mensuelle.
La fenêtre retenue est le mois précédent complet, jamais le mois en cours. Les relevés arrivent au fil des semaines : en cours de mois l'échantillon est partiel et penche vers les départements qui saisissent en premier, et la part change tous les jours pour des raisons qui n'ont rien à voir avec les rivières. Une campagne complète a quinze jours de retard, et elle est juste.
Ce chiffre n'a pas de normale de saison, et c'est volontaire : un observateur a déjà fait le classement sur le terrain. Une part se lit seule, sans période de référence à défendre.
La normale de saison
Pour les nappes, la normale est la moyenne mensuelle du niveau mesuré sur la période 1991-2020, station par station. C'est la période de référence standard, celle que Météo-France utilise. Prendre l'intégralité de l'historique disponible incorporerait la tendance dans la « normale » et aplatirait exactement ce que ce site cherche à montrer.
Un mois appuyé sur moins de trente mesures en trente ans n'est pas une normale : il est écarté plutôt que publié faible.
Les niveaux sont comparés entre stations en divisant l'écart par l'amplitude saisonnière de la station. Sans ça, une station qui varie de plusieurs mètres par an ferait tous les titres devant une station qui varie de quelques centimètres.
Ce que l'ours refuse de calculer
Une restriction d'eau n'a pas de normale de saison : c'est une décision administrative, pas une mesure. Elle est publiée comme un état et une durée, jamais comme un écart.
Quand une source ne répond pas, répond à vide, ou renvoie moins de relevés que le minimum attendu, la collecte est rejetée entièrement et la page affiche un refus daté. Publier la moitié d'un relevé comme s'il était complet est la façon la plus sûre de remplir une archive de bêtises silencieuses.
Le site parle de vagues de chaleur quand il comptera des épisodes nationaux, jamais de « canicules » : une canicule se définit par département, avec des seuils propres à chacun et révisés dans le temps. Un décompte national de canicules serait invérifiable.
Les corrections
Les sources révisent leurs données provisoires. Un relevé publié ici peut donc changer après coup. Quand ça arrive, la page datée est corrigée et garde sa date de relevé d'origine : c'est la date de la mesure qui fait foi, pas celle de la collecte.